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Mooooort de rire et loooooooooooooool

Moi qui suis un gros fainéant, je tape "fizwizbiz" dans mon moteur de recherche (oui pour pas etre loggé, avec un autre navgateur, enfin bref...) et voila que je tombe la dessus:
 
Une espece de vide, d'abîme, s'ouvre devant moi...

Le bonheur est contagieux, selon des chercheurs américains

Il a fallu plus de vingt ans à deux chercheurs americains pour publier une étude qui arrive à cette conclusion.
 
Et dire qu'on se moque du CNRS...
 

source: Le Monde

ça faisait longtemps...

Je voudrais pas crever

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rever
Les singes a cul nu
Devoreurs de tropiques
Les araignees d'argent
Au nid truffe de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un cote pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essaye
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regarde
Dans un regard d'egout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaitre la lepre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape la-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'etrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprecie
Que je sais qui me plait
Le fond vert de la mer
Ou valsent les brins d'algues
Sur le sable ondule
L'herbe grillee de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des coniferes
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voila
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir use
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester reverencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait invente
Les roses eternelles
La journee de deux heures
La mer a la montagne
La montagne a la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les cranes
Des geniaux ingenieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses a voir
A voir et a z-entendre
Tant de temps a attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amene
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tate
Le gout qui me tourmente
Le gout qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goute
La saveur de la mort...

boris vian

 
ça fait longtemps que je ne l'avais re-posté!
peut être tous les six mois...je vais mettre un rappel dans outlook!

Je voudrais pas crever

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

 
 

la quete.

La quête
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Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.